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Avant toute liste : un reçu répond à cinq questions pour qui le lit des années plus tard — qui a reçu de l'argent, de qui, combien, pour quoi et quand — et il porte la signature de celui qui l'a reçu. Ces questions valent partout. Ce qu'une entreprise doit y ajouter, et quand un reçu doit devenir une facture, relève de chaque pays ; les exemples ci-dessous sont ceux des deux pays que le formulaire sait appliquer, la France et la Suisse.
Un reçu n'est pas un formulaire à cases imposées, mais une déclaration écrite : je confirme avoir reçu telle somme. La Suisse le dit en une phrase de son Code des obligations : le débiteur qui paie a le droit d'exiger une quittance (art. 88 CO), sans que la loi en prescrive le contenu.
En France, un écrit sous signature privée n'a pas de forme particulière, mais il doit être daté et signé par ceux qui l'établissent. Le loyer a son propre régime : le bailleur remet gratuitement une quittance au locataire qui la demande, en distinguant le loyer et les charges, et un paiement partiel appelle un reçu.
Pour une entreprise, un reçu tient souvent lieu de facture : en France, la facture peut d'ailleurs s'appeler note ou quittance, et une facture sur papier s'établit en double exemplaire, l'original remis au client, le second conservé.
En France, une facture est obligatoire pour chaque vente ou prestation entre professionnels. Envers un particulier, la vente d'un bien n'appelle une facture qu'à sa demande, pour une vente à distance ou pour une livraison intracommunautaire exonérée ; une prestation de services appelle une note dès que son montant dépasse 25 € TVA comprise, et à la demande du client en dessous. L'allègement pour petits montants est étroit : jusqu'à 150 € hors taxes, une facture peut omettre les numéros de TVA intracommunautaire du vendeur et du client professionnel, mais garde toutes les autres mentions — numéro unique, date de la vente ou de la prestation, identité du client, taux et montants.
Entre entreprises établies en France et assujetties à la TVA, la facture devient électronique : son émission sous forme électronique est obligatoire depuis le 1er septembre 2026 pour les grandes entreprises et les ETI, et le sera à partir du 1er septembre 2027 pour les PME et les micro-entreprises. Un reçu imprimé depuis cette page n'est pas une facture électronique ; envers un particulier ou une entreprise établie à l'étranger, le papier reste possible.
En Suisse, le fournisseur remet une facture si le destinataire la demande (art. 26, al. 1 LTVA). Elle identifie clairement le fournisseur, le destinataire et la prestation et mentionne en règle générale le nom et la localité des deux parties, l'inscription du fournisseur au registre des assujettis avec son numéro, la date de la prestation si elle diffère de celle de la facture, le genre, l'objet et le volume de la prestation, la contre-prestation et le taux applicable (art. 26, al. 2 LTVA). Seul le ticket de caisse peut omettre le destinataire, jusqu'à un montant fixé par le Conseil fédéral (art. 26, al. 3 LTVA).
Quand aucune TVA n'est due — petite entreprise hors du système, ou opération exonérée — le reçu n'en montre pas. En France, l'entreprise en franchise en base ne peut pas faire apparaître la TVA sur ses factures ni sur tout document en tenant lieu (article 293 E du CGI). La doctrine fiscale demande la mention « TVA non applicable, article 293 B du CGI », tout en admettant que la facture simplifiée qu'un franchisé peut émettre, quel que soit son montant, l'omette. Envers un particulier, aucune facture n'est exigée d'un franchisé au titre de la TVA — la note due pour une prestation de services au-delà de 25 € reste une autre règle.
Un particulier ne fait jamais apparaître de TVA, pas plus qu'une entreprise hors du système. En France, le franchisé qui indique quand même un montant de TVA sur une facture en devient redevable du seul fait de cette facturation, et son client ne peut pas la déduire (article 283 du CGI). En Suisse, celui qui n'est pas inscrit au registre des assujettis n'a pas le droit de faire figurer l'impôt sur ses factures, et celui qui le fait sans en avoir le droit en est redevable (art. 27 LTVA). C'est la ligne la plus coûteuse qu'un reçu puisse porter.
Cette page est un modèle de document, pas une caisse enregistreuse. Elle n'enregistre rien : ni mode de paiement, ni journal, ni numéro qui survive à l'onglet, ni total du jour. En France, un assujetti à la TVA qui enregistre dans un logiciel ou un système de caisse les règlements de ses clients particuliers doit utiliser un logiciel qui satisfait aux conditions d'inaltérabilité, de sécurisation, de conservation et d'archivage des données, et le justifier par le certificat d'un organisme accrédité ou par une attestation individuelle de l'éditeur (article 286, I, 3° bis du CGI). Les entreprises en franchise en base n'y sont pas soumises, et la doctrine fiscale n'y range pas l'outil qui sert seulement à rédiger un document sans en mémoriser les données. Depuis le 1er août 2023, l'impression systématique du ticket de caisse est par ailleurs interdite, sauf exceptions : il est remis à la demande du client. Un reçu de cette page ne remplace pas le ticket d'une caisse.
Gardez votre double. Pour une entreprise, le reçu qu'elle délivre est une pièce comptable. En France, les pièces justificatives, dont les factures clients, se conservent dix ans à compter de la clôture de l'exercice, et l'administration fiscale exerce son contrôle sur six ans. En Suisse, les livres et les pièces comptables se conservent dix ans à compter de la fin de l'exercice (art. 958f CO), et l'assujetti garde ses pièces jusqu'à la prescription absolue de la créance fiscale (art. 70 LTVA). « Imprimer avec double » place l'original et le double sur une même feuille : le double existe dès que l'original quitte votre main.
Comme preuve de paiement : qui a reçu l'argent, de qui, combien, pour quoi et à quelle date — avec la signature de celui qui l'a reçu. Une entreprise dont le reçu tient lieu de facture respecte en plus les règles de facturation de son pays ; en France, une facture de 150 € HT au plus peut omettre les numéros de TVA intracommunautaire du vendeur et du client professionnel, mais garde toutes les autres mentions.
Pas en soi, mais pour une entreprise il en tient souvent lieu : en France, la facture peut s'appeler note ou quittance. Entre professionnels, une facture est obligatoire pour chaque vente ; envers un particulier, une prestation de services appelle une note dès que son montant dépasse 25 € TVA comprise. Pour une facture complète, le modèle de facture a tous les champs nécessaires.
Non. Un particulier ne facture pas de TVA. En France, l'entreprise en franchise en base ne peut pas non plus la faire apparaître (article 293 E du CGI), et celle qui l'indique quand même en devient redevable ; en Suisse, celui qui n'est pas inscrit au registre des assujettis n'a pas le droit de faire figurer l'impôt, et en est redevable s'il le fait (art. 27 LTVA). Choisissez « Particulier » : le reçu ne porte aucune ligne de TVA.
C'est la signature qui en fait un reçu : celui qui a reçu l'argent le confirme par écrit. En Suisse, le débiteur qui paie a le droit d'exiger une quittance (art. 88 CO) ; en France, un écrit sous signature privée doit être daté et signé. Imprimez d'abord, signez ensuite.
Rien n'est enregistré ni envoyé : pas de compte, pas d'envoi, rien de conservé dans le navigateur. La page ne demande aucun mode de paiement, ne tient aucun journal et ne compte rien : ce n'est pas une caisse. Si vous enregistrez vos encaissements dans un logiciel de caisse, le ticket doit venir de ce logiciel.
Oui. Laissez les champs vides et imprimez : chaque champ vide s'imprime comme une ligne blanche. « Imprimer avec double » place deux reçus sur une page, un original et un double.